
Le char Leclerc est un char d'assaut français, qui fut fabriqué par Nexter (anciennement Giat Industries) à Roanne dans la Loire jusqu'en juillet 2008 pour les dernières livraisons de chars de dépannage aux Emirats Arabes Unis. Il tient son nom du maréchal Leclerc.
Malgré des débuts difficiles et une mise au point très longue, il est aujourd'hui considéré comme l’un des chars de combat les plus modernes au monde[1], devenant actuellement l'unique char lourd de l'Arme blindée cavalerie, permettant à la France et à ses clients d'assurer la relève de l’AMX-30 vieillissant. Le prix unitaire d'un char Leclerc est évalué à 8,6 millions de dollars en juillet 2008
Caracteristiques technique
Le Leclerc reste assez classique dans son agencement général, il présente cependant des innovations technologiques lui permettant de rester comparativement plus petit et plus maniable par rapport à ses principaux compétiteurs.
Tout d'abord, il met en œuvre une suspension hydropneumatique de moindre masse et volume par rapport aux barres de torsion classiques et évite d’avoir recours à un stabilisateur très perfectionné pour l’armement. Dans le même but, les galets et les chenilles sont en aluminium, ces dernières possèdant en outre un revêtement en caoutchouc vulcanisé qui réduit les frottements et le bruit. Cependant, ces chenilles se sont révélées impropres au service et devront être remplacées à l’avenir.
La motorisation est fournie par un moteur extrêmement novateur mais capricieux et difficile à mettre au point, le V8X-1500 hyperbar à huit cylindres en V turbocompressé. Il intégre une turbine à gaz chargée d'alimenter le premier étage du compresseur et éventuellement le système électrique quand le moteur est arrêté. Cette combinaison permet des accélérations époustouflantes pour un char puisqu'il peut accélérer de 0 à 32 km/h en cinq secondes, d'autant que le moteur diesel est presque aussi silencieux qu’une turbine. Les problèmes subis par les premiers Leclerc sont venus de la gestion électronique de ce moteur, entre autres de capteurs, mais ils semblent résolus dorénavant. L'échappement des gaz sur l'arrière gauche de la caisse est refroidi pour éviter une trop grande signature thermique. La transmission est du type automatique hydromécanique avec cinq rapports avant et deux arrière. Le freinage est aussi très puissant avec un ralentisseur hydrodynamique aux grandes vitesses et deux freins à disque sur les barbotins, auxquels s’ajoute un frein de parc mécanique. Les réservoirs ont une capacité de 1 300 litres et sont utilisés comme éléments de protection du char. Un système de ravitaillement à haute pression permet leur remplissage en deux minutes. Deux bidons supplémentaires de 200 litres, largables en urgence, sont montés à l’arrière de la caisse, ils ne peuvent être utilisés au combat car ils limitent le débattement de la tourelle.
Le viseur chefLe pilote prend place à l’avant gauche de la caisse par une petite trappe difficile d’accès car placée juste au-dessous de la mitrailleuse coaxiale. Il dispose de trois épiscopes (deux latéraux avec dégivrage et un central, tous équipés de lave-glace). L'épiscope central est équipé d'un « I.L » (intensificateur de lumière) autorisant un pilotage nocturne. Le char se manœuvre par le biais d'un volant central accompagné, à sa droite, d'un levier de vitesse permettant l'inversion de la marche du tank et, à sa gauche, de divers indicateurs tels que la vitesse du char, le régime moteur, sa température ou encore le carburant restant. Le pilote dispose sur l’épiscope central d'un indicateur de position de la tourelle, et pour plus de précision d’un petit miroir braqué sur la partie numérotée du puits de celle-ci, lui permettant de tenir compte de la position du canon lors du déplacement. À la droite du pilote se trouve un barillet contenant dix-huit obus et des réservoirs de carburant.
Grâce à l'emploi d'un chargeur automatique, la tourelle est remarquablement petite. Sa surface avant est de 1,6 m², soit 0,5 de moins que le Leopard 2. A l’arrière de celle-ci se trouve le chargeur automatique à chaîne embarquant vingt-deux obus, rechargeable par une trappe sur l’arrière du toit ou par une trappe interne derrière le tireur (opération réalisée en 8 minutes seulement).
Le chef de char est sur la gauche du canon et le tireur sur la droite. Tous les deux disposent du même palonnier de commande électrique, leur permettant de pointer et tirer avec les armes de bord. On trouve huit boutons sur le palonnier. Ce dernier peut opérer selon un mode spécial dit tachymétrie rendant possible la prédiction de la position future de la cible en fonction de sa vitesse. Le viseur du tireur (VTI) possède un grossissement en voie jour de 3,3 en grand champ, un de 10 fois en petit champ et une voie nuit avec la caméra thermique. (grossissement ×3 ×10 et ×20 en fonction zoom). Le chef de char dispose en plus d'un viseur indépendant avec, lui aussi, deux voies (jour ×2,5 et ×10 ; nuit ×2,5) et huit épiscopes disposés autour de son écoutille, lui permettant le repérage des objectifs.
Le canon embarqué est un CN120-26 fabriqué par Giat. De calibre 120 mm à âme lisse et d'une longueur de 52 calibres, il est chambré pour tirer les munitions standards de l'OTAN à douilles combustibles. La masse totale du canon est de 3,5 t. Les munitions normales antichars sont :
l'obus flèche (OFL) LKE1 développé conjointement avec l'Allemagne (désignation allemande DM43), qui est tiré à la vitesse de 1790 m/s ;
l'obus explosif à charge creuse (OECC) à vitesse initiale de 1100 m/s.
L'armement est complété par une mitrailleuse coaxiale de 12,7 mm et une mitrailleuse de 7,62 sur la tourelle pour l’autodéfense antiaérienne. Le blindage est du type modulaire, ce qui permet son remplacement rapide après une bataille et une évolution quand de nouveaux types de protection apparaissent.
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